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Ces Occidentaux qui étudient la médecine traditionnelle chinoise

avr 29, 2010 in LA SANTE AUTREMENT

« Au début, j’avais une vision un peu fantasmée de la Chine, sourit Lokmane. Quand j’étais petit, j’était fan de Bruce Lee, et je voulais être un moine Shaolin ». D’un père professeur de judo et d’une mère passionnée par les plantes, Lokmane tire pourtant une réelle passion pour l’Asie. « J’ai toujours été attiré par les concepts d’harmonie et d’unité entre l’homme et la nature, très présents dans la culture asiatique », explique t-il d’une voix calme, en proposant une tasse de thé vert.

Lokmane commence la médecine chinoise en 2001, par une formation de quatre ans, à Paris. A l’époque, on trouve de plus en plus de ces formations en France, car l’intérêt pour les médecines « douces » et « alternatives » se développe en Occident, notamment avec l’arrivée des salons bios et diététiques. Mais après un moment, estimant que les formations et les soins dispensés en France sont trop déconnectés de la réalité de la pratique traditionnelle, Lokmane décide de « se rapprocher de la source ». Intéressé par toutes sortes de médecines traditionnelles, il passe d’abord par plusieurs pays comme le Japon et la Thaïlande, où il s’initie à différentes techniques de massage, et à l’hypnothérapie.

Mais en 2005 il débarque à Pékin avec la ferme intention de se concentrer sur l’apprentissage de la médecine chinoise, qu’il estime plus formelle que d’autres médecines traditionnelles car elle repose sur des écrits datant de plus de 2000 ans. A l’université de médecine traditionnelle chinoise de Pékin, il commence une formation de cinq ans, qu’il considère malgré ses études antérieures comme « un retour à zéro ».

L’une des particularités de la médecine traditionnelle chinoise est qu’elle tente de comprendre chaque être dans son ensemble, aussi bien sain que malade. « Il s’agit en fait d’un mode vie, visant autant à prévenir qu’à guérir, explique Lokmane. Car comme dit le proverbe, il ne faut pas attendre d’avoir soif pour creuser un puits. Mais il faut savoir qu’en fait, il n’y a pas une mais des médecines chinoises, précise t-il. Il y a différents styles : les herbes « chaudes », « froides », l’acuponcture, les styles du sud, du nord, la numérologie… Et en plus dans chaque style il y a plusieurs écoles !»

Au contraire de la médecine occidentale, qui ne se base que sur ce qui est démontré scientifiquement, la médecine traditionnelle prend autant en compte les symptômes visibles qu’invisibles. « La médecine occidentale est basée sur une pensée de la confrontation, alors que la médecine traditionnelle chinoise recherche l’harmonie, explique Lokmane. Par exemple, en Occident on cherche à éliminer les bactéries, alors que nous, on préfère les évacuer, par les selles ou les sueurs. »

Mais les deux médecines ne sont pas totalement étanches l’une à l’autre, et les cours que suit Lokmane sont divisés entre médecine chinoise et occidentale. Ils se font entièrement en chinois, car les concepts utilisés sont difficilement traduisibles en anglais. L’université propose une formation globale rassemblant tous les styles majeurs de la médecine chinoise.

Par ailleurs, les élèves peuvent assister à des conférences sur les autres styles, dispensées par de vieux maîtres. Rapidement, Lokmane se lie avec certains d’entre eux, dont il deviendra l’élève. L’occasion pour lui de découvrir en plus des cours à l’université d’autres pratiques plus authentiques, et de renouer avec le mode d’apprentissage traditionnel. « Le mode de transmission du savoir est très important dans la tradition. Il doit normalement se faire de père à fils ou de maître à disciple », assure t-il.

Pour les praticiens occidentaux, peu de débouchés

Aujourd’hui en quatrième année, Lokmane est le seul à venir d’Europe de l’ouest de sa classe. « Il y a une Russe, et il y avait quelques autres Occidentaux en première année (français et américains) mais aujourd’hui certains ont abandonné, d’autres font des pauses… ». Le reste de la classe se compose de quelques Thaïlandais, et d’une grande majorité de Coréens.

En effet, du fait de la complexité des médecines chinoises, les occidentaux qui décident de s’y consacrer sont rares, et la plupart ne viennent que pour des formations de quelques mois. Pourtant, explique Lokmane, « la médecine traditionnelle chinoise implique tout un mode de vie basé sur la patience, la persévérance et l’harmonie. Pour la pratiquer, il faut avoir l’humilité nécessaire pour apprendre à penser comme un chinois ».

Diplômé dans un an, Lokmane ne sais pas encore ce qu’il fera de son savoir faire dans le futur. Même avec le diplôme d’état chinois, les étrangers ne peuvent pas vraiment pratiquer en Chine, sauf sous la tutelle d’un médecin chinois. En France, cette médecine n’est toujours pas reconnue, et l’on ne peut officiellement pas la pratiquer. Certaines plantes thérapeutiques sont considérées comme toxiques, et l’acuponcture n’est pas autorisée si le praticien n’est pas diplômé en médecine occidentale.

En fait, Lokmane ne s’en préoccupe pas vraiment. Peut être finira t-il par aller pratiquer en Australie ou dans d’autres pays anglophones où sont présentes de fortes communautés chinoises. Mais quoi qu’il arrive, il aura assouvi sa passion d’enfant à travers la médecine traditionnelle chinoise, qu’il considère, sans doute à juste titre, comme l’une des belles choses de la culture chinoise.

source : http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-ces-occidentaux-qui-etudient-la-medecine-traditionnelle-chinoise-13954.asp?1=1

Médecine par les plantes et grippe A

déc 06, 2009 in LA SANTE AUTREMENT

Médecine par les plantes et grippe A


Médecine par les plantes et grippe A
envoyé par supervielle. – Regardez plus de vidéos de science.

QUELQUES PLANTES CHINOISES

mar 16, 2009 in LA SANTE AUTREMENT

Voici une sélection de plantes que l’on trouve dans certaines épiceries chinoises et dont l’usage est double : médicinal et alimentaire.
Elles ne sont toutefois utilisées que dans un but curatif.

Remarque : Ces produits ont des actions thérapeutiques puissantes.
Toute automédication est en rigoureusement déconseillée.

BAI HE (Lys)
Lilium brownii

Doux et frais, le bulbe de cette fleur a une affinité avec le Poumon et le Coeur. Il humidifie le Poumon et est particulièrement utile en cas de sécheresse du poumon avec gorge sèche, toux sèche. D’autre part, cette plante possède une action apaisante par rapport à des troubles émotionnels comme anxiété, tristesse, confusion mentale, insomnies chroniques…

BAI SHAO YAO (Pivoine blanche)
Paeonia alba

La racine de la Pivoine blanche est une « herbe » particulièrement importante dans la pharmacopée chinoise. De nature rafraîchisante,
elle possède la propriété de nourrir le sang tout en harmonisant le Foie. Très souvent associée à DANG GUI, elle en atténue les effets échauffants.

CHEN PI (Ecorce d’orange mûre)
Pericapium Citri Reticulae

Tiède, à la fois piquant et amer, Chen Pi (l’écorce de mandarine) régule le Qi du Foyer Médian et tonifie la Rate. Il est très utile pour « assécher l’Humidité  » particulièrement des régions de la poitrine et du diaphragme. Il est fréquent de rajouter de petites quantités de Chen Pi aux préparations « toniques » afin de les rendre plus digestes.

DANG GUI (Angélique chinoise)
Radix Angelicae Sinensis

Dang Gui est la racine d’Angélique chinoise. Plante majeure parmi les toniques du sang, certains l’appellent aussi « le gingeng féminin ». Elle est pratiquement incontournable dans la plupart des prescriptions gynécologiques

DANG SHEN (Codonopsis)
Radix Codonopsis

Dang Shen est une racine dont les effets sont voisins du fameux Ginseng (Ren Shen). C’est donc une plante tonique (en particulier du foyer médian et du Foyer Supérieur). Toutefois il est moins puissant mais aussi beaucoup moins cher. Ce qui est explique qu’il est fréquemment employé, avec un dosage plus élevé.

DA ZAO (Jujube)
Ziziphus jujuba

Da Zao est la datte chinoise, qui peut être mangé tel quel mais qui est souvent utilsé séché dans les prescriptions.Doux, neutre, de saveur délicieuse, elle a avec une affinité sur le foyer médian, qu’elle tonifie
de façon douce. C’est également un « harmonisant » car, ajoutée aux presciptions de plusieurs « herbes », elle semble apporter une certaine harmonie.

DU ZHONG (Ecorce d’Eucommia)
Cortex Eucommiae

Du Zhong (cortex Eucommiae) est l’écorce d’un arbre. D’aspect, il ressemble un peu à une peau de serpent de couleur brune. De texture
fine et friable, c’est un des grands tonique du Yang avec une affinité particulière pour le lombes.

GAN CAO (Réglisse)
Radix glycyrrhizae

La racine de réglisse est un grand classique de la pharmacopée chinoise. Son nom qui veut dire « La plante douce ». Son action se dirige vers l’ensemble des 12 méridiens mais plus particulièrement vers la Rate et le Poumon. C’est à la fois une plante tonifiante, antitoxique et qui « clarifie la chaleur ».

GOU QI ZI (Fruit du néflier)
Fructus Lycii

GOU QI ZI est un petit fruit rouge qui nourrit le sang et le Yin. doux, neutre, il pénètre les méridiens du Foie et des Reins.Il s’emploie beaucoup pour les personnes du troisième âge, lorsque le Yin est déclinant.

Ce fruit est particulièrement utilisé dans les troubles visuels par vide de Jing et de sang avec des signes comme :
diminution de l’acuité visuelle, mouches volantes devant les yeux, éblouissement, yeux secs ou douloureux …
Il est également utile lors des signes de vide du Foie et des Reins tels que : dorsalgie, faiblesse des lombes et genoux, impuissance…

Remarque : des études récentes semblent prouver la grande richesse de cette petite baie rouge en mettant en évidence son apport très important en antioxydants, en polysaccharides, en vitamines et en acides aminés…
On le considère comme protecteur du foie, hypotenseur et hypocholestérolémiant…

HE SHOU WU (Renouée à fleurs nombreuses)
Radix Polygoni Multiflori

Son nom signifie  » cheveux noirs ». C’est l’une des rares plantes qui tonifie le ‘jing » (avec SHU DI HUANG) et prévient un grand nombre de signes du vieillisssement (comme l’apparition de cheveux gris, la calvitie, la faiblesse des lombes.. ). Elle abaisse aussi le taux de cholestérol et prévient du durcissement des artères.

HUANG QI (Astragale)
Radix Astragali

La racine d’astragale est l’un des plus grands tonique de la pharmacopée chinoise. Elle a une affinité particulière sur le Poumon et la Rate. Douce, légèrement tiède, elle très efficace pour stimuler l’énergie défensive (pour les personnes qui attrapent des rhumes à répétition par exemple).
Elle est l’une des plantes majeures en cas d’effondrement du Qi (essouflement au moindre effort, transpiration spontanée au moindre effort, asthénie, frilosité, proplapsus d’organes, oedèmes…)

JU HUA (Chrysanthème)
Flos Chrysenthemi Morifolli

Le Ju Hua est une variété de chrysantème. Il possède une tropisme vers le Poumon et le Foie. Douce-amère, de nature fraiche, cette plante est très utilisée dans la pharmacopée chinoise pour les affections touchant les yeux. Particulièrement les yeux rouges, qui démangent, douloureux, secs ou larmoyants ….

LIAN ZI (Graine de Lotus)
Semen Nelumbinis Nuciferae

Le lotus est une plante dont beaucoup de parties sont utilisées dans la pharmacopée chinoise (fleurs, barbe du lotus, germes, feuilles, rhyzomes,
etc.). Les graines sont de saveur douce et astringente. Elles sont efficaces contre les diarrhées chroniques, les leucorrhées, les émissions séminales…
Elles sont également efficaces sur certians troubles psychiques, en apaisant le mental, en luttant contre les insomnies, la nervosité, les palpitations..

Pour en savoir plus , http://www.ladietetiquedutao.com/

La Dietetique du Tao

Les shii-take ou champignons parfumés

mar 16, 2009 in LA SANTE AUTREMENT

Le shii-take (lentinus edodes), appelé souvent champignon parfumé, a un chapeau convexe, qui s’étale ensuite tout en gardant longtemps la marge enroulée.
La surface du chapeau est de couleur brun-fauve, elle est ornée d’écailles blanches de taille variable plus grosses vers la marge.
Le pied cylindrique et de petite taille est souvent courbé, la chair est épaisse de couleur blanche.
Le shii-take est très apprécié en Asie d’où il est originaire. Ce champignon est cultivé en Asie depuis très longtemps et depuis moins longtemps en Europe (il existe plusieurs centres de culture en Bretagne).
Le shii-take est considéré en Asie comme un remède efficace contre le diabète, il fait baisser le taux de cholestérol dans le sang etc.. on le trouve en poudre , sous forme de gélule déshydraté ou frais.

La culture du Shii-Take ce fait le plus souvent en sac sur du substrat stérilisé, le cycle de culture est court et rapide et les rendements sont bons et constants.

1) Température ( 16,5 -18,1º) pour les variétés adaptées aux températures chaudes, les variétés d’hiver peuvent fructifier avec des températures plus basses 10 à 12 °
2) Humidité relative: 85-90 %
3) Le CO2: 1400 – 2000 ppm. , il dépend de la quantité et de la qualité de champignons désirés. Un niveau bas de CO2 favorise la formation des champignons, ils seront plus petits et plus nombreux, si le niveau est plus hauts les champignons sont plus gros.
4) Lumière: le Shii-Take a besoin de la lumière pour une bonne fructification
5) Arrosages: pendant la culture l’humidification des sacs doit être régulière pour favoriser le développement des champignons.

En Médecine traditionnelle chinoise et japonaise – Stimuler le système immunitaire, réduire le taux de cholestérol, ralentir le vieillissement, combattre le cancer.

Le shiatsu japonais : harmoniser la circulation de l’énergie

nov 11, 2008 in LA SANTE AUTREMENT

A l’origine
Branche de la médecine traditionnelle japonaise, le shiatsu est officiellement reconnu dans ce pays, depuis les années cinquante, comme une thérapie à part entière.  « Dans un hôpital, au Japon, on est toujours reçu par un médecin allopathe et un thérapeute en shiatsu ou en médecine traditionnelle », rappelle Jean-Marc Weill*, praticien** en shiatsu. Comme son nom l’indique (shi-atsu, pression des doigts), c’est une technique manuelle basée sur le toucher.

Principes et pratique

Selon les médecines traditionnelles chinoise et japonaise, le corps est parcouru de méridiens (associés chacun à un organe ou une fonction) où circule l’énergie vitale, le Ki en japonais. Quand cette circulation manque de fluidité, l’énergie peut s’accumuler ou se tarir dans certaines zones de l’organisme, provoquant des “désordres” physiques et mentaux. Par des étirements, des pressions et des appuis le long des méridiens – que le praticien réalise avec ses pouces, ses paumes, ses coudes et ses genoux – le shiatsu s’attache à réharmoniser la circulation du Ki. Le massage s’effectue traditionnellement au sol, et le bénéficiaire est habillé de vêtements légers.