Archive for the 'JAPON' Category

 

Identification d’une protéine liée à l’épilepsie

mar 05, 2010 in JAPON

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62215.htmUne équipe de chercheurs japonais de l’Institut National des Sciences Physiologiques et de l’Agence Japonaise de Science et de Technologie (JST), en partenariat avec une équipe américaine de l’université de Californie, a identifié une protéine qui semble jouer un rôle important dans certaines formes d’épilepsie.

L’épilepsie est l’une des affections neurologiques les plus répandues dans le monde. Elle se caractérise par la survenue récurrente d’épisodes de crise, au cours desquelles des neurones se déchargent brutalement dans le cerveau. Les symptômes de ces crises sont très variables d’un individu à l’autre et peuvent aller d’une absence de quelques secondes à des convulsions musculaires en passant par des troubles du mouvement ou des hallucinations sensorielles. Les causes sont complexes, et n’ont pas encore été complètement identifiées.

Les chercheurs se sont intéressés à une protéine appelée LGI1, dont des formes mutantes ont été identifiées chez des patients souffrant d’une forme héréditaire d’épilepsie. Par manipulation génétique, ils ont obtenu des souris chez lesquelles le gène LGI1 est absent, soit sur les deux chromosomes (souris homozygotes), soit seulement sur l’un des deux (souris hétérozygotes). Les souris homozygotes ont toutes commencé spontanément à avoir des crises d’épilepsie récurrentes à partir de deux semaines après leur naissance, et ont eu une durée de vie réduite (moins de 25 jours) comparée à celle de souris en bonne santé. Les souris hétérozygotes, elles, n’ont pas développé de troubles spontanément. En revanche, elles se sont avérées plus sensibles au pentylenetetrazole, un composé susceptible d’induire une crise d’épilepsie.

Par la suite, les chercheurs ont identifié deux récepteurs, ADAM22 et ADAM23, qui se trouvent de part et d’autre d’une synapse (zone de contact entre deux neurones). LGI1 est capable de se lier à ces deux récepteurs, formant ainsi un complexe qui régule la transmission synaptique. Une absence, ou un déficit, en LGI1, provoquerait donc une transmission anormale des signaux entre neurones, ce qui entrainerait les crises d’épilepsie. Les chercheurs font l’hypothèse que la susceptibilité à l’épilepsie dépend de la quantité de LGI1 produite par l’individu.

L’étude suggère que le complexe formé par ADAM22, ADAM23 et LGI1 est une cible intéressante pour un nouveau traitement contre l’épilepsie. L’étude a également permis d’établir un nouveau modèle animal pour cette pathologie, la souris déficientes en protéine LGI1, qui pourra être utilisé pour comprendre plus avant la maladie et tester des possibilités de traitement.

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ESPACE / Le lancement de la mission vénusienne est fixé au 18 mai

mar 05, 2010 in JAPON

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La société japonaise Mitsubishi Heavy Industries a annoncé le 3 mars que la date du prochain et 17ème lancement de la fusée H-IIA était fixée au 18 mai 2010. Cette fusée décollera de la base de Tanegashima pour mettre sur orbite la sonde vénusienne PLANET-C de la JAXA (Japanese Aerospace eXploration Agency).

PLANET-C, aussi appelée « Akatsuki » (aube, en japonais) sera accompagnée par cinq petits satellites annexes : un petit satellite de test technologique de la JAXA appelé IKAROS et quatre autres petits satellites réalisés par des universités japonaises (UNITEC-1, Waseda-sat2, KSAT et Negai). Ces derniers satellites sont lancés dans le cadre d’un programme de la JAXA cherchant à promouvoir les satellites universitaires en les emportant sur la fusée H-IIA lorsque la mission principale l’autorise.

IKAROS (315 kg) servira à tester une voile solaire dans l’espace. Il s’agira de vérifier non seulement le déploiement de la voile, mais aussi de valider certaines techniques de navigation avec ce type de propulsion. UNITEC-1 aura lui le privilège d’être le premier satellite universitaire placé sur une trajectoire interplanétaire. Le satellite de 26 kg sera en effet placé sur un chemin pointant vers Vénus, alors que les trois autres satellites éducatifs resteront en orbite autour de la Terre. UNITEC-1 a été réalisé par un consortium de six universités japonaises. Le satellite emportera plusieurs calculateurs dont la durée de vie sera testée en orbite, dans le cadre d’un concours universitaire. D’autres expériences seront aussi réalisées afin de valider les techniques de réception des signaux de l’espace profond. Les trois derniers satellites, d’une taille beaucoup plus modeste (environ 1 kg chacun) ont essentiellement une vocation formatrice. Il s’agit des satellites Waseda-sat2 (Université de Waseda), KSAT (Université de Kagoshima) et Negai (Université Soka). Ils seront séparés du lanceur par le système J-Pod (JAXA Picosatellite Orbital Deployer) développé par la JAXA.

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Etude de la pathogénicité des virus recombinants grippe aviaire/grippe saisonnière

mar 05, 2010 in JAPON


Depuis quelques années, les gouvernements du monde craignent que le virus H5N1, dit de la grippe aviaire, se combine avec un virus de la grippe humaine pour produire un virus qui aurait à la fois la pathogénicité du premier et la capacité du second à se répliquer et à se transmettre. Ce phénomène, appelé recombinaison virale, peut se produire lorsqu’une même cellule est infectée par deux virus de la grippe au même moment. La cellule infectée produira un nouveau virus, dit recombinant, possédant du matériel génétique appartenant à chacun des deux virus. Il est à noter que les attributs du nouveau virus ne l’avantagent pas toujours, voire dans certains cas ne lui permettent pas de survivre.

Se basant sur une souche de grippe aviaire H5N1 et une souche de grippe saisonnière H3N2, l’équipe a produit les 254 virus qui pourraient résulter d’une recombinaison entre elles. Parmi ces derniers, ils en ont choisi 75 qui possèdent une capacité importante à se répliquer, pour infecter des souris. Cela leur a permis d’identifier 22 virus possédant une pathogénicité plus élevée que la souche de grippe aviaire d’origine. Ces 22 virus possibles ont en commun d’avoir reçu une protéine particulière, PB2, provenant de la souche saisonnière.

Les chercheurs proposent donc que les autorités chargées de la surveillance des maladies infectieuses soient particulièrement attentives à l’émergence d’un virus recombinant possédant la variante saisonnière de la protéine PB2. Ils suggèrent également que le personnel médical et les personnes en contact fréquent avec des volailles soient vaccinés à la fois contre la grippe aviaire et contre la grippe saisonnière, afin de réduire la probabilité d’une rencontre entre les deux virus.

Japon Zen

fév 08, 2010 in JAPON

Japon Zen


Japon Zen [1/3]
envoyé par Raw-Provider. – Voyage et découverte en vidéo.

Les Etats-Unis menacent Toyota de sanctions

fév 03, 2010 in JAPON

Les Etats-Unis menacent Toyota de sanctions

Le 3/2/2010 à 12h42  par AFP

L’administration fédérale américaine chargée de la sécurité routière envisage d’imposer une sanction au constructeur Toyota, accusé d’avoir tardé à prendre des mesures face aux problèmes de pédales d’accélération défectueuses, a-t-on appris mardi de source gouvernementale. Aucune précision n’était disponible dans l’immédiat sur la forme ou l’ampleur de la sanction que pourrait décider cet organisme, la NHTSA.

Son ministre de tutelle, Ray LaHood, a vivement critiqué pour sa part la lenteur de Toyota à réagir quand des problèmes ont été signalés avec l’accélération de ses voitures. « Depuis que des questions se sont posées sur de possibles défauts de sécurité, nous avons poussé Toyota à prendre des mesures pour protéger les consommateurs », a souligné mardi M. LaHood, ministre des Transports. « Toyota prend certes des mesures responsables maintenant, mais il est malheureux qu’il ait fallu tant d’efforts pour en arriver là », a ajouté M. LaHood dans un communiqué, indiquant notamment que des responsables de son ministère s’étaient rendus au Japon en décembre « pour rappeler à la direction de Toyota ses obligations légales ». Une nouvelle réunion a eu lieu en janvier au ministère « afin d’insister pour qu’ils s’occupent du problème des pédales », a ajouté le ministre.

Il a précisé que ses services allaient « continuer à passer en revue d’éventuels défauts supplémentaires » des voitures de la marque japonaise et veiller à la bonne exécution des rappels et réparations prévus par le constructeur. « Le secrétaire d’Etat (Ray) LaHood nous a dit qu’agir au plus vite était dans l’intérêt de nos clients. Nous avons pris son conseil au sérieux et avons mis en place un rappel », a souligné Mike Miller, l’un des porte-parole de Toyota aux Etats-Unis, lors d’une conférence téléphonique mardi. « Nous sommes reconnaissants de son avis. Nous avons le sentiment qu’on nous a donné une chance de récupérer la confiance de nos clients », a-t-il ajouté.

M. Miller n’a pas commenté la menace de sanction de la NHTSA mais sur son site américain, le groupe a indiqué qu’il « continuerait à coopérer » avec l’agence fédérale américaine. Lundi, la NHTSA avait lancé un avertissement aux propriétaires d’une douzaine de modèles de voitures commercialisées par Toyota aux Etats-Unis, pour deux types de problèmes, d’une part de pédales coincées par des tapis de sol, et d’autre part de pédales ne réagissant pas correctement au lever de pied. L’agence a fait état de deux accidents mortels liés à ces problèmes.

Global Sushi, ou l’extinction programmée du thon rouge

fév 03, 2010 in JAPON

Global Sushi, ou l’extinction programmée du thon rouge

le 30/1/2010 à 12h18
par Anne Chaon (AFP)


A force de le manger au carré ou sur des boulettes de riz, on en finit
par oublier d’où il vient. Pourtant, la consommation débridée de
poissons est en train de vider les océans.

Le marché au poisson de Tsukiji, à Tokyo

Construit comme un témoignage à charge contre la surpêche et le gâchis,
« Global sushi », un documentaire de Capa diffusé lundi sur Canal Plus, suit
l’itinéraire de cette gourmandise mondialisée pour illustrer son propos et
remonter la filière, depuis la table des restaurants jusqu’au fond des mers.
« La vraie découverte, c’est l’ampleur du phénomène: on parle de quelques
espèces, comme le thon ou le requin. Mais c’est l’ensemble du système qui est
voué au court-terme », estime le réalisateur Jean-Pierre Canet.
Pour Philippe Cury, directeur de recherches à l’Institut de recherche pour
le développement (IRD), le nombre de bateaux de pêche est deux à trois fois
supérieur aux capacités de reconstitution de la ressource.
A ce rythme, la totalité des espèces commerciales aura disparu en 2050.

80% de la pêche mondiale passe par le Japon: au grand marché de Tokyo
s’échangent chaque jour 2.000 tonnes de poissons dont 50 t de thon rouge de
Méditerranée, condamné à l’extinction sans réaction rapide.
Passé des filets européens – France, Italie, Espagne en tête-, parfois
déguisés sous pavillon libyen, aux fermes d’engraissement au large de Malte, le
thon rouge, victime de l’engouement mondial, risque de subir le sort que connut
la morue de Terre-Neuve il y a vingt ans: épuisé par la surpêche, le stock n’a
pas réussi à se reconstituer malgré un moratoire en vigueur depuis 1992.

En bout de chaîne, six multinationales japonaises se partagent le magot et
stockent dans d’immenses coffres-forts, à -60°C, 55.000 t de thon rouge qui leur
permettent de jouer sur les cours mondiaux. A elle seule, la firme Mitsubishi en
détient 60%.
Mais les caméras s’attardent aussi à bord des chalutiers de grands fonds,
qui raclent le plancher des mers et remontent dans chaque filet 40 tonnes de
prises dans leurs mailles, dont les deux-tiers, inexploitables – « les prises
accessoires »- repartent à l’eau.
Courageux capitaine, Xavier Léautet, aujourd’hui promoteur de la pêche
durable, à la manoeuvre au large de l’Ecosse sur un navire de la flotte des
Mousquetaires (la chaîne Intermarché), témoigne, face à la caméra, des mille
combines pour contourner les quotas autorisés et défier les autorités: « Il y a
dix ans tout le monde s’en foutait. En deux, trois ans, on ratissait
complètement une région ». Jean-Pierre Canet tient à lui rendre hommage: « Il est le seul à avoir
accepté de briser l’omerta de la pêcherie industrielle ».

Pendant ce temps, le massacre continue: au large des côtes africaines, où
les pêcheurs traditionnels, devenus incapables de trouver du mérou depuis leurs
pirogues s’embarquent comme esclaves à bord des navires-usines chinois.
Dans les îles Chiloe, dans les eaux chiliennes, où l’élevage industriel
intensif du saumon, loin de ménager la nature, l’étouffe et la pollue. L’excès a
conduit à fermer tous les élevages – et les emplois qui en dépendaient.
Pour illustrer cette perte du lien entre les humains et la nature, entre le
poisson et le sushi, « Fish Rocker », un poissonnier-punk d’une banlieue de Tokyo,
taille sur scène un thon rouge et distribue les morceaux à la foule. Pour lui
rappeler que c’est bien la nature qui nourrit l’homme. Tant qu’elle peut le
faire.

Tokyo fait sa promotion en France

fév 03, 2010 in JAPON

Dès le 1er avril, Tokyo aura une représentante à Paris dont la
mission sera de « vendre » la capitale auprès des professionnels
français

A l’occasion d’un workshop et d’un déjeuner de presse, mardi 2
février, Noriko Koizumi, dans un français parfait, a déjà pu vanter
les attraits de Tokyo et abattre quelques idées reçues : « Tokyo est
une ville moins chère que Paris, il est tout à fait possible de
déjeuner pour cinq euros et on peut trouver des chambres à partir de
15 euros ». A titre d’exemple, un sandwiche vaut en moyenne 2,8 euro,
un ticket de métro coûte 1,2 euros Ce qui n’empêche pas la ville
d’être, avec 261 étoiles, la plus distinguée par le Guide Michelin. En
tout, elle compte onze restaurants trois étoiles. Outre la cuisine,
Tokyo se trouve d’autres similitudes à Paris grâce à sa volonté de
conserver « un profond caractère historique et culturel ». Ainsi, le
« Mont Takao, situé à une heure de train du centre, attire de plus en
plus les touristes français qui y trouvent un « Tokyo caché ».

mardi 02 février 2010 (15h25)

http://www.quotidiendutourisme.com/site/destination–tokyo-fait-sa-promotion-en-france-46701.html

Collapse Zen

jan 23, 2010 in JAPON

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Un « poisson rouge » transparent inventé au Japon, pour éviter la dissection

jan 17, 2010 in JAPON

Pas un jour au Japon sans une invention indispensable pour l’humanité: après le robot « oiseau-mouche », voici le poisson rouge transparent.

Deux ans après la création d’une grenouille transparente, des chercheurs japonais ont développé un « poisson rouge » translucide dont les organes sont visibles de l’extérieur, ce qui permet d’éviter la pratique controversée de la dissection.

« Vous pouvez voir son coeur qui bat et ses autres organes, ses écailles et sa peau n’ayant pas de pigment », a expliqué Yutaka Tamaru, professeur de biologie à l’Université de Mie (centre-ouest).

Pour parvenir à ce résultat, son équipe a opéré une série de croisements entre poissons rouges mutants à la peau claire et il est désormais possible d’étudier les organes de cet animal sans avoir à le disséquer.

« Vous pouvez apercevoir son petit cerveau au-dessus de ses yeux » alors que le poisson nage tranquillement dans son aquarium, a précisé M. Tamaru.

Une autre équipe japonaise ayant mis au point une grenouille transparente dès 2007, déjà dans le but d’éviter la vivisection, vient par ailleurs d’annoncer la commercialisation du batracien.

« Nous avançons dans le processus de production de masse. Nous devrions pouvoir dès l’an prochain mettre sur le marché » ces animaux, a déclaré Masayuki Sumida, professeur à l’Institut de biologie des amphibiens de l’Université de Hiroshima (ouest).

Têtards et grenouilles transparentes pourront être achetés par des laboratoires, des écoles mais aussi des particuliers comme animaux de compagnie, aux alentours de 10.000 yens (75 euros). M. Sumida envisage aussi de vendre ses grenouilles à l’étranger.

Les chercheurs de son équipe sont parvenus à créer ce batracien transparent par manipulations génétiques, à partir de rares spécimens albinos de grenouilles brunes japonaises (Rena japonica) qui sont normalement de couleur ocre.

http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon-un-poisson-rouge-transparent-invente-au-japon-pour-eviter-la-dissection-7300.asp?1=1

La Condition des Femmes au Japon

jan 03, 2010 in JAPON

Manifeste
Pour la Libération des Femmes Japonaises

Declaration
For the Liberation of Japanese Women

Il est grand-temps de s’insurger contre la condition misérable des femmes au Japon, jouets de la société avant le mariage et esclaves de la famille ensuite.
Afin que le monde entier ne demeure dans l’ignorance de cet état des choses dramatique, nous avons tenté d’en dresser un tableau bref et objectif.

*

Avant mariage, la situation féminine au Japon est peu enviable.

Dénigrées dans un monde du travail machiste, gynéphobe et misogyne, reléguées à la photocopieuse, à la machine à café, ou préposée robotique à la réception de clients sur-gâtés, elles évoluent en état de fatigue et de stress permanent, auquel s’ajoute le stress causé par les méfaits du stress et de la fatigue sur leurs peaux délicates.

De fait, la femme japonaise vit dans un état de dépendance exacerbée : le problème de l’autonomie féminine est pressant. Elles sont obligées de rester chez leurs parents à fin de satisfaire leurs besoin essentiels en crème de nuit et jour, huiles et lotions pour le visage et le corps, tailleurs, robes jupes, pantalons, dessous, sacs, chaussures, bagues et colliers, &c. — car si d’aventure elles avaient de surcroît à payer un loyer, l’on compterait plusieurs millions de femmes vivant sous le seuil de pauvreté.

Cette dépendance de la gente féminine envers leurs parents due aux coût des besoins personnels nécessaires, fait tomber — effet pervers s’il en est — une part de la population dans une prostitution plus ou moins avouée. Dans le but d’échapper à la misère financière, celles qui ont effectivement à subvenir à leur propre logement ou qui ont des besoins supérieurs à la moyenne, se retrouvent contraintes, par la force des chsoes, à coucher contre rémunération, en cadeaux ou argent comptant, pour joindre les deux bouts.

Notez que cette situation, toute scandaleuse qu’elle peut paraître, est moins catastrophique que celles des lycéennes japonaises, de Tokyo en particulier, qui, pour leur part, ne peuvent légalement obtenir, en compensation de leurs prestations sexuelles, que des cadeaux qu’elles ne peuvent pas, le plus souvent, choisir elles-mêmes. Il est urgent de modifier la loi afin que les jeunes filles aussi, puissent librement disposer de leur corps pour répondre leurs besoins financiers nécessaires.

Il convient de remarquer que cette situation est fortement liée à la difficulté de trouver le partenaire qui leur offrirait ce que ces inconnus porcins leur offrent à présent. C’est que la recherche d’un mari est un enfer pour nos jeunes nippones, du fait des exigences démesurées des hommes japonais, qui souhaitent à la fois mettre leurs sales pattes sur une femme plutôt jeune, plutôt jolie, plutôt fine, plutôt agréable en face comme en fond, et qui veuille bien faire l’amour de temps en temps. Ce délire de Yamato Nadeshiko moderne est la preuve, s’il en est besoin, de l’archaïsme masculin dans la société japonaise, qui a d’autres conséquences plus tragiques.

Car ces jeunes filles, révoltées qu’elles sont par ces demandes inhumaines, sont pourtant conscientes qu’elles s’y doivent plier, et sont de ce fait contraintes de se déguiser, grimer, maquiller, de changer leur corps et masquer leur âme, affligeant à celle-ci comme à celui-là des tortures sans nom, avec le coût exorbitant que cela représente, et pour l’égo et pour le portefeuille déjà si maigre. La spirale n’en finit pas.

*

Pour celles chanceuses qui parviennent à échapper à l’ostracisme et au suicide, et à trouver un compagnon de vie, le calvaire ne s’arrête pas là. Car la femme est en fait l’esclave à vie de la tyrannie du mari et de l’enfant.

Car les jeunes ou moins jeunes mariées japonaises sont pour une grande part confinées à la situation archaïque de femme au foyer, l’impératif sociétal d’une société profondément machiste, et soumises à l’ordre marital d’un époux dont la vie se résume à trois mots : travail, beuverie, irrespect.

Pire, leur sont déléguées toutes les tâches économiques, et la gestion du foyer. Ainsi, l’épouse est contrainte d’encaisser le salaire de son mari, avec lequel elle doit payer loyer, factures et achats personnels, de reverser environ 1% du restant, sous la forme d’argent de poche, à l’époux ou aux enfants, et de subtiliser le surplus dans l’angoisse d’être à la merci financière du « chef de famille ».

De plus, quand un enfant vient à naître et survit aux retardements du système pédiatrique japonais, c’est l’épouse qui se doit de s’occuper du bambin : le mari, qui pourrait pourtant avoir part à l’éducation de l’enfant après ses quinze heures quotidiennes de travail, est grand absent.

Par conséquent, les jeunes et moins jeunes mères, déjà accablées par leur labeur de femme au foyer qui ne connaît pas de vacances et les soucis matériels incessants, arrêtent de travailler, si ce n’était déjà fait par injonction maritale, pour se consacrer au bambin, avec l’aide et le renfort permanent des grands-parents restants, qui sont mis sans cesse à juste contribution.

De surcroît, l’épouse et mère japonaise est condamnée à une vie sociale peu enviable.

Le seul moyen d’échapper à la pression psychologique de la charge de l’entière maisonnée et due à l’enfant confié à ses grands-parents, est en effet la sortie entre femmes dans la même déplorable situation, qui se résout souvent dans l’addiction au shopping d’objets de marque, aux pâtisseries de luxe surtaxées, voire, pour les cas les plus graves, à l’alcool, au pachinko, aux onsens et au sexe.

Car il n’est pas rare que les femmes au foyer, brisées dans leur rêve de riche industriel surchargé, fuient la dure réalité de leur condition dans le rêve de mousse d’un petit boulot (arubaito) sous-payé en soap-land (ou en tant que prostitutée privée), dans la dégradation de la chair et la fellation mouillée, dans l’espoir d’y trouver à la fois un irréel complément de revenu, l’oubli d’une famille ingrate et pourquoi pas le businessman rêvé, et dans la crainte d’y rencontrer leur mari.

D’autres, de même manière que ces pauvres travailleurs constamment à la recherche d’un emploi et situation plus enviable, fréquentent assidûment les cercles de rencontre. C’est en effet l’une des plus grandes injustices du monde envers la femme japonaise, que de ne pouvoir lui offrir du premier coup l’homme riche, beau, surchargé de travail, attentionné et prévenant à la maison, bon cuisiner, à la conversation brillante, drôle et cultivée, centre d’attention des amis, objet d’envie et occasion de jalousie des autres femmes.

*

En guise de conclusion, nous ne saurions trop souligner l’incomplétude et le caractère fragmentaire de ce sombre tableau, véritable ignominie et somme de traitements inhumains dont est l’objet la femme, épouse et mère japonaise, esclave méprisée de la société et du cercle familial.

Si vous souhaitez contribuer à l’amélioration de la condition féminine au Japon, et lutter contre l’oppression des femmes japonaises, partagez toute information pertinente dont vous pourriez disposer, et prenez le temps de parapher cet article en utilisant le formulaire de commentaire. Le nombre des faibles fait leur force : faites passer le mot ! Merci pour elles !

source :http://www.depeu-japon.com/2010/01/condition-des-femmes-au-japon.html