Les 400 000 habitants de la ville de Toyama sont les premiers japonais à bénéficier, depuis le 20 mars, d’un système de vélos en libre service similaire aux Velib’ parisiens. C’est l’entreprise qui avait développé les Vélib’, JCDecaux, leader de la « communication extérieure » (la vente d’espaces publicitaires) en Europe en en Asie, qui a développé le projet et qui en a la gestion pour 20 ans.
Le groupe français, via sa filiale Cyclocity Inc., est le leader mondial des vélos en libre service. En s’implantant à Toyama, il dispose aujourd’hui d’une vitrine pour conquérir le reste du Japon, de plus en plus intéressé par les modes de transport « doux ».
Après avoir lancé le concept en 2003 à Vienne, Cyclocity s’était rapidement développée, et avait installé des systèmes similaires dans deux villes d’Espagne, puis à Lyon, à Paris et dans 10 autres villes de France. Aujourd’hui, la filiale de JCDecaux a implanté son système dans 64 villes Européennes, pour un parc total de 42 000 vélos à travers le monde et plus de 120 millions de locations depuis 2003.
La municipalité de Toyama a investi 150 millions de yens dans le projet, qui est également subventionné par le ministère de l’Environnement. Mais comme ses équivalents européens, les coûts de fonctionnement de « Cyclocity Toyama » seront principalement financés par les publicités affichées sur les vélos et sur les 15 « stations » disséminées à travers la ville. Les utilisateurs disposeront en tout de 150 vélos pour un abonnement mensuel de 500 yens (environ 5 euros).
Selon le succès qu’aura le système à Toyama, Cyclocity espère lancer des projets similaires un peu partout au Japon.
Parallèlement, l’entreprise a lancé la semaine dernière l’application Allbikesnow sur iPhone, permettant aux usagers de connaître le nombre de places libres et de vélos disponibles dans les différentes stations.
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