Archive for décembre 1st, 2009

 

Des Japonais en croisade contre la saleté de Paris

déc 01, 2009 in JAPON

Des Japonais en croisade contre la saleté de Paris

Une ville plus propre pour mieux vivre ensemble. Un message simple, adressé aux citadins par les membres de l’association Green Bird au cours de leurs opérations « coup de balai » dans les rues de Paris. Ces drôles d’oiseaux se sont réunis Gare du Nord, pour vaincre la saleté urbaine.

Un épi de maïs, une couche usagée, des sachets de thé, une valise, une bouteille de champagne vide… Gare du Nord, devant les yeux ébahis des passants, une quinzaine de volontaires japonais, vêtus d’un dossard vert et de gants jaunes, s’activent, dos courbé, pour traquer le détritus. Tous sont membres de l’association japonaise Green Bird, dont l’objectif ambitieux est de faire reluire les pavés des grandes villes. Armés d’un balai, d’une pelle et d’une pince pour le ramassage, ces petits soldats de la propreté se faufilent entre les promeneurs du dimanche étonnés, parfois un peu gênés. Akel, badaud parisien, observe, ébahi, ce travail de fourmi. « C’est une très belle initiative, reconnaît volontiers le passant. Mais cela fait quand même bizarre que les Japonais de Paris se sentent obliger de faire ce sale boulot ! ».

Difficile de comprendre, en effet, qu’un groupe de Japonais, en majorité des femmes, aiment ainsi à se retrouver, une ou deux fois par mois, autour d’une balayette. Pourtant, pour Osamu Tada, responsable de l’association Green Bird Paris et ingénieur dans une entreprise japonaise, c’est une véritable sortie de famille. Et il ne manque pas d’emmener avec lui ses deux enfants. « Ils sont volontaires, comme moi, assure-t-il entre deux coups de balais. Ca les amuse. Ils font la course, c’est à qui ramassera le plus de déchets ! ». 


Il en faudrait plus !

Ralentie dans sa course par les assauts d’une balayette, une vieille dame lance : « Mais c’est très bien ça, il en faudrait plus ! ». « C’est un commentaire que l’on entend très souvent, commente malicieusement Léo, l’unique Français de l’équipe. Cette dame apprécie, mais comme beaucoup, elle préfère laisser la tâche aux autres ! »

Un garçon de café, les bras croisés, devant sa devanture, observe la petite troupe qui s’efforce tant bien que mal de décoincer les dizaines de mégots encombrant une grille d’aération. Amusé que l’on balaie devant sa porte, il reconnaît : « Ca fait longtemps qu’on demande à la mairie de faire ce boulot, mais les nettoyeurs ne le font jamais. Alors c’est plutôt agréable qu’ils s’en chargent. D’ailleurs, si vous voulez, y a du boulot aussi à l’intérieur ! » plaisante-t-il.

Habitués, les volontaires de l’association Green Bird reçoivent toujours avec le sourire les remarques goguenardes des parisiens. Actifs en France depuis 2007, leur ambition est avant tout pédagogique : « Nous voulons adresser aux gens un message civique très simple : ne pas jeter par terre leurs déchets ou mégots, pour le bien-être de tous, explique Naomi Yamashita, 20 ans, étudiante en kiné. De façon générale, les gens sont curieux, ils se moquent rarement » assure-t-elle.
Mais ce combat pour la propreté est naturellement perdu d’avance. Un éternel recommencement que Léo accepte avec philosophie : « On sait que notre travail ne perdure pas. On fait ça symboliquement, pour la prise de conscience, pour le geste. » Quelques minutes seulement après leur passage, les premières pluies de mégots recommencent à tomber sur les trottoirs parisiens.

source :http://www.aujourdhuilejapon.com

Violences record dans les écoles au Japon

déc 01, 2009 in JAPON

Le Japon est l’un des pays les plus sûrs de la planète, mais ses écoles connaissent de plus en plus de violences, selon un rapport du ministère de l’éducation dévoilé dans la presse nippone. 59 618 cas de violence ont été rapportés par les écoles primaires, collèges et lycées de l’archipel au cours de l’année fiscale 2008. Les cas de violence rapportés au ministère ont augmenté de 75% en 3 ans dans les 39 000 établissements scolaires publics et privés du pays.

Les collèges sont les plus exposés avec 42 754 cas, alors que les lycées en ont relevé 10 380 et les écoles primaires 6484. Les violences entre écoliers comptent pour 54% des cas rapportés au ministère et plus de 10 000 victimes ont dû être traitées à l’hôpital: 26% des victimes de violences entre écoliers et 22% de celles d’actes de violence d’écoliers contre un professeur.

Pour le ministère, le nombre de cas enregistrés connaît une si forte hausse depuis qu’il a appelé les établissements scolaires à faire état de toutes les violences, quel que soit leur degré de gravité. Il souligne toutefois que le nombre d’actes de cas relevés a continué à augmenter entre 2007 et 2008, avec environ 8000 cas supplémentaires en une seule année.
Certains responsables du ministère estiment que cette hausse s’explique par l’incapacité de certains enfants de contrôler leurs émotions et par le manque de communication. « Le vocabulaire des enfants pour exprimer leurs sentiments s’est réduit » estime Toshihiko Miyagawa, qui a appris pendant 35 ans comment s’exprimer par la rédaction, dans les colonnes de l’Asahi Shimbun. « Je pense que leurs émotions et comportements s’exacerbent lorsqu’ils font face à un incident sans pouvoir s’exprimer verbalement » relève-t-elle.

source :http://www.aujourdhuilejapon.com/