Archive for décembre, 2009

 

Dilemme des capitales occidentales face à une Chine inflexible

déc 31, 2009 in CHINE

drapeau chinois2

Inflexible et sourde aux nombreux appels à la clémence, la Chine a procédé à l’exécution d’Akmal Shaikh, un Britannique condamné pour trafic de drogue mais atteint de troubles psychiques selon ses proches.

Même scénario pour la peine de 11 ans de prison dont a écopé l’intellectuel dissident Liu Xiaobo le jour de Noël: Pékin a ignoré les appels à la clémence venus des grandes capitales.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a eu beau se dire « scandalisé et déçu » après l’exécution de Shaikh et les Etats-Unis de Barack Obama « profondément inquiets » après le verdict contre Liu, la Chine a sèchement rejeté toute critique en invoquant sa souveraineté.

Ces dernières semaines, Pékin a de même royalement ignoré les appels internationaux àCopenhague pour davantage d’efforts contre le réchauffement climatique, exécuté des Ouïghours musulmans du Xinjiang et résisté bec et ongles à toute idée de réévaluation de sa monnaie, le yuan.

« Nous sommes entrés dans une nouvelle phase, une phase dans laquelle il y a moins de leviers pour les gouvernements étrangers à actionner », relève Joshua Rosenzweig, responsable à Hong Kong de l’organisation de défense des droits de l’homme Dui Hua.

« Dans le passé, la Chine faisait des concessions sur les droits de l’homme quand elle avait besoin de quelque chose de la part des Occidentaux », ajoute-t-il, « mais maintenant, le plus souvent ce sont les gouvernements étrangers qui ont quelque chose à demander à la Chine ».

Avant, la Chine cherchait à accéder à l’OMC, accueillir les jeux Olympiques et d’une manière générale être reconnue.

Aujourd’hui qu’elle a obtenu tout ceci, c’est elle qui est sollicitée: pour remettre sur pied une économie mondiale exsangue, contribuer à un règlement au Soudan ou sur le nucléaire iranien ou nord-coréen, explique M. Rosenzweig.

Et les intérêts économiques pèsent lourd dans les relations avec la troisième économie mondiale et plus gros marché du monde.

Les cousins de Shaikh accusent Londres dans une tribune publiée par The Guardian, d’avoir choisi de ménager Pékin, « tout simplement parce que la Chine est une puissance économique ». « La dépendance économique de la Grande-Bretagne prime largement sur ces cas individuels », déplorent-ils.

Joseph Cheng, de la City University de Hong Kong, rappelle que « les dirigeants chinois ne sont pas enclins à faire des concessions quand la Chine est critiquée ou objet de pressions ».

« Cet état de fait a probablement été renforcé par leur perception du poids croissant de la Chine, et par le nationalisme », qui ont « poussé (Pékin) à réagir brutalement » sur de nombreux dossiers.

Les gouvernements étrangers doivent, selon lui, exercer une extrême prudence dans leurs déclarations publiques, tout en restant critiques.
Mais pour certains, la manière douce n’a aucune chance.

« Depuis les JO de Pékin (août 2008) ils s’en sont sortis sans encombre avec une répression accrue des défenseurs des droits de l’homme et de la liberté de répression », estime Roseann Rife, vice-directrice Asie-Pacifique d’Amnesty International, « c’est ce qui se passe lorsque vous n’élevez pas la voix ».

Dans une tribune publiée par le Herald Tribune mercredi, le dissident exilé Wei Jingsheng appelle Barack Obama à arrêter de ménager Pékin.

« Si les Etats-Unis ne poussent pas, les durs (à Pékin) vont se renforcer, avec des conséquences néfastes sur un tas de questions, allant du commerce, aux taux de change, en passant par la sécurité mondiale et le climat », avertit-il.

source :http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=13194

Les épices, un marché vraiment exotique

déc 19, 2009 in Inde

L’engouement pour les saveurs venues d’ailleurs n’a jamais été aussi fort. Mais l’archaïsme du secteur désavantage les producteurs et perturbe les approvisionnements.

Tout jeune déjà, Olivier Roellinger regardait bien au-delà des remparts de la cité corsaire de Saint-Malo. « Mes rêves de petit garçon sentaient la cannelle, la vanille, le safran et la muscade.  » Des rêves qui ont fait de lui le chef de file des cuisiniers français adeptes des épices comme ingrédients à part entière, et un marchand heureux de saveurs du monde entier. Dans l’ancien entrepôt d’une maison de voyageurs du xviiie siècle, à Cancale, ce maître de la grande cuisine sèche, torréfie, étuve, pèse, dose, moud, transforme et assemble les épices, les poivres et les chutneys. Personne ne peut mesurer mieux que lui l’ampleur du nouvel engouement pour ces senteurs venues d’ailleurs. « Mes ventes atteignent 10 tonnes par an et ont doublé en 2009 par rapport à 2006″, se réjouit-il. Et pas seulement parce que la boutique, entre un meuble de parfumeur rapporté d’Inde et une pirogue du sud du Kerala éprouvée par les moussons, incite à délier les cordons de la bourse. « L’augmentation des ventes est encore plus spectaculaire sur Internet ! »

Certes, l’intérêt pour les épices, moteur originel de la mondialisation, n’est pas récent. « Il remonte à l’Antiquité, grâce aux conquêtes d’Alexandre le Grand, trois siècles avant Jésus-Christ, qui ouvrirent la route des Indes, leur berceau d’origine. C’était le début d’un fructueux commerce dont les Arabes, puis les Vénitiens et les Portugais se sont tour à tour disputé le monopole. Compte tenu des difficultés d’acheminement, elles constituaient une denrée rare et chère, et servaient même de monnaie d’échange au Moyen Age », explique Rudy Smolarek, le maître de la boutique Ingrédients du monde, à Mons, en Belgique. Au point que l’expression « payer en espèces » vient directement de « payer en épices ». Mais « jamais l’engouement pour ces trésors n’a été aussi fort qu’aujourd’hui », assure Françoise, la patronne de la fameuse épicerie Izrael, située au c?ur du Marais, à Paris.

Il y a bien sûr la demande croissante pour l’alimentation. « Les distances étant raccourcies grâce aux moyens de transport modernes, les familles voyagent de plus en plus et rapportent dans leurs bagages de nouvelles épices qu’elles apprennent à utiliser. Une façon de prolonger le voyage », analyse Virginie Charlier, chef de groupe herbes et épices chez McCormick (Ducros), le leader mondial du secteur, qui en confirme la bonne santé : « Dans un univers de l’épicerie stagnant, c’est le seul segment qui tire le marché. » Une demande plus forte qui s’accompagne également d’une montée en gamme. « Aujourd’hui, la consommation est plus subtile et surtout plus authentique », certifie Gérard Vives, qui a créé en 1999 Le Comptoir des poivres. Cet ancien restaurateur surfe sur la tendance, et, pour satisfaire une clientèle avisée, part plusieurs fois par an à la conquête des petits grains noirs (baie complète) ou blanc (sans écorce). Et ça cartonne ! « Les goûts et les odeurs reviennent dans l’imaginaire des gens par cycle. Après la vanille, ce sont les épices fortes qui profitent désormais de l’engouement des consommateurs. »

Mais les épices ont conquis d’autres territoires, comme les produits de santé et de beauté. On redécouvre leurs vertus thérapeutiques, à l’instar du clou de girofle, dont les qualités antiseptiques ne sont plus à prouver. Du shampooing au gingembre au lait pour le corps à la cannelle, les déclinaisons sont nombreuses et toutes étonnantes. Et si les parfumeurs pimentent leurs fragrances depuis la nuit des temps avec le poivre, la vanille ou la cannelle, les nouvelles générations vont encore plus loin. Le parfum Nu, d’Yves Saint Laurent, est par exemple très largement dominé par le poivre noir, pour un résultat 100% sensation forte.

Gastronomie, parfumerie, cosmétique, pharmacie : la demande d’épices explose. En moyenne, ce marché de 2 milliards d’euros par an (pour environ 1 million de tonnes commercialisées) augmente de 10 % chaque année. Mais certains produits connaissent des progressions bien plus spectaculaires. Les exportations mondiales de gingembre ont bondi de 20 % en 2008, à 236 millions d’euros, celles de safran de 14,6 %, à 84 millions d’euros. La palme est revenue l’an dernier au curcuma, dont les ventes ont progressé de 30 % à l’échelle de la planète. Mais la production, elle, n’a augmenté que de 10 %. L’Inde se taille la part du lion, suivie de très loin par la Chine, qui ne satisfait que 4 % de la demande mondiale, par le Bangladesh (3 %) et par le Pakistan (2 %).

Résultat : les prix jouent aux montagnes russes, d’autant que les échanges ne sont réglementés ni par une bourse centrale, ni par un organisme international. La plupart du temps, ces marchés sont structurés de façon déséquilibrée entre de tout petits producteurs dans les pays du Sud (la superficie des cultures est d’un quart d’hectare en moyenne), quelques gros acheteurs dans les vieux pays industrialisés, au Nord, et, au milieu, des négociants qui ajustent leurs stocks en fonction de l’offre, de la demande et des accidents météorologiques afin de spéculer et revendre souvent leur marchandise trois fois plus cher qu’ils ne l’ont achetée.

Tous les coups sont permis. Le poivre, avec près de 200 000 tonnes produites par an, a vu ses prix dégringoler du fait de la concurrence féroce du Vietnam. Pour la vanille, dont Madagascar est riche, il a suffi d’un cyclone en 2000 et d’une crise politique en 2002 pour que les cours s’envolent : de 120 euros le kilo en 2002, ils sont passés à 230 euros un an plus tard. Du coup, de nouveaux concurrents se lancent sur le créneau, et, en 2007, les prix s’effondrent à 20 euros le kilo, largement au-dessous des coûts de production. En Iran, le gouvernement a créé en 2007 une véritable crise du safran en tentant d’assister les petites mains largement exploitées par les négociants. Du coup, l’or rouge, plus cher que la truffe et le caviar iranien, a atteint 35 000 euros le kilo, provoquant une chute des exportations de 77 % en deux ans.

Dans tous les pays producteurs, ce rapport de forces déséquilibré entre producteurs et acheteurs pousse massivement à la fraude, qui se révèle très rentable. Gérard Vives avoue ainsi avoir vu des producteurs indiens de poivre de la côte de Malabar, au Kerala, réputée pour la qualité exceptionnelle de sa production, importer du poivre du Vietnam, moins cher, et le vendre au prix fort. « Le nouvel enjeu, face à l’engouement mondial pour les épices, sera de garantir la qualité des produits et la régularité de l’approvisionnement », explique Jean-Marc Notelet, qui vient de publier Le Cuisinier et le parfumeur (Minerva).

Mais comment faire ? Le paysan a des besoins immédiats et vitaux, ce qui le conduit à vendre sa récolte au plus vite, souvent au premier venu, quand elle n’est pas achetée d’avance par le collecteur au tiers de sa valeur. Ces besoins financiers conduisent à une baisse de qualité. Des produits comme la cannelle sont soumis à une forte pression, avec des récoltes souvent annuelles, alors que l’écorce n’est réellement mature qu’après quatre ans. « Alors, à chaque expédition, je pars à la recherche de nouveaux producteurs, de nouvelles typicités, et la marge sur les produits ne représente pas forcément le temps passé à les trouver », résume Gérard Vives. Il n’est malheureusement pas le seul à être insuffisamment rémunéré pour ses efforts. Les pays les moins avancés, comme Madagascar, ne tirent pas non plus assez de profits de ce qui est l’un de leurs plus grands atouts à l’export. Les épices ont parfois un goût amer

source :http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-epices-un-marche-vraiment-exotique_214622.html?pg=2

L’HISTOIRE DE LA CUISINE JAPONAISE

déc 06, 2009 in JAPON

1° Epoque Jōmon – 縄文時代 (10 000 – 3 000 avant J.-C.)

La période de Jōmon est une époque où la nourriture de la nature (un peu comme la macrobiotique), on cuisinait faire cuire, faire revenir utiliser la vaisselle de terre. On mangeait le mammifère (surtout le cerf et le sanglier), l’oiseau, l’insecte, le poisson, l’herbe et le fruit (la noix, la noisette, la cacahuéte etc…)

2° Epoque Yayoi – 弥生時代 (300 avant J.-C. – 300 après J.-C.)

La période de Yayoi s’appelle l’époque de la séparation entre l’entre et le plat de base, on cultivait la rizière, on fabriquait de la vaisselle en bois (creuser et tailler le bois) sauf la vaisselle de terre de la méthode de Yayoi. Et puis on a transmis la vaisselle de métal (la vaisselle de bronze et de fer) par l’influence de la culture de la Chine et de la Corée. La nourriture ressemble à celle de l’époque de Jōmon mais on utilisait le miel et le sanshō* cette époque.

3° Epoque Asuka – 飛鳥時代 (552 – 645)

La période d’Aska, on cultivait les graines et les céréales ; le riz bien sûr, le blé (le froment), l’orge, le millet, le blé noir et l’avoine. On développait aussi la technique de transformation de ces produits. On mangeait de l’hoshiii*, de la kayu* et du zōsui*. La technique d’industrie de poterie (céramique) a été importée par le continent et on la fabriquait ‘‘sueki’’*. On utilisait la présentation et la conservation puis le vase en bois, le bol de bronze, l’assiette de bronze et le vase en verre qui ont été utilisés par une partie de l’aristocratie. Ainsi les produits alimentaires sont nés : l’amazake*, le dakushu ou le doburoku*, le shōyu*, le shiokara* et le tsukemono*.

* Hoshiii – 干飯 : le riz sec (cuire du riz après sécher pour les conserves)

Kayu – 粥 : la bouillie de riz très claire

Zōsui – 雑炊 : le porridge de riz est à base de bouillie de riz très claire avec des légumes hachés et aisonné avec de la sauce de soja ou de la pâte de soja (miso-味噲)

Sueki – 須恵器

Amazake – 甘酒 : le boisson sucrée fait la bouillie de riz fermenté

Dakushu ou Doburoku – 濁酒、どぶろく : le sake (-酒 : la boisson alcoolisée de riz) nonraffiné

Shōyu – 醤油 : la sauce de soja

Shiokara – 塩辛 : l’intestin et l’œuf de poisson salé (saumuré) et fermenté

Tsukemono – 漬物 : les légumes salés (saumuré) ou avec le son de riz (nuka-ぬか) ou avec la pâte de soja ou avec la lie de sake (sakekasu-酒かす)

Evènements historiques japonais

593 Le Prince Shōtoku devient régent

607 Construction du temple Hōryūji à Nara

645 Grande Réforme de Taika (Introduction des institutions politiques)

4° Epoque Nara – 奈良時代 (645 – 794)

La période de Nara s’appelle l’époque imitée de nourriture style Tang, le pays tout entier imitait la dynastie Sui (581-618 ) et la dynastie Tang (618-907), actuellement la Chine. Le gens du peuple utilisaient ‘‘haziki’’*, sueki et les vases en bois, le noble utilisait la laque, la vaisselle de bronze, en verre. La forme de vaisselle fait apparaitre l’assiette plate, creuse, le verre ect…, les baguettes sont en bambou, en saule ou d’argent comme celles d’aujourd’hui. Concernant les aliments de cette époque, il était interdit de manger de la viande à cause de ritsuryō-sei* mais on mangeait des laitages ; le raku* et le so*. Et puis on mangeait des légumes déshydratés, de l’épicerie, des légumes salés (saumuré) et le senbei*.

* Haziki – 土師器

Ritsuryō-sei – 律令制 : Le système de loi et d’ordre de l’époque de Nara et de  l’époque de Heian

Raku – 酪 : faire bouillir du lait (comme le lait condensé et le yaourt)

So – 酥 : faire bouillir du raku encore plus longtemps (comme le beurre et le fromage)

Senbei – 煎餅 : un biscuit/ une galette de riz salé avec la sauce de soja ou sucré

Evènements historiques japonais

710 Transfert de la capitale à Nara (Heijōkyō)

752 Consécration du Grand Bouddha de Tōdaiji à Nara

Evènements historiques français

732 Charles Martel repousse les Arabes à poitiers

751 Pépin le Bref devient roi des Francs

768 Couronnement de Charlemagne

source :http://stylima.canalblog.com/archives/2009/12/05/15797470.html

Médecine par les plantes et grippe A

déc 06, 2009 in JAPON

Médecine par les plantes et grippe A


Médecine par les plantes et grippe A
envoyé par supervielle. – Regardez plus de vidéos de science.

Des Japonais en croisade contre la saleté de Paris

déc 01, 2009 in JAPON

Des Japonais en croisade contre la saleté de Paris

Une ville plus propre pour mieux vivre ensemble. Un message simple, adressé aux citadins par les membres de l’association Green Bird au cours de leurs opérations « coup de balai » dans les rues de Paris. Ces drôles d’oiseaux se sont réunis Gare du Nord, pour vaincre la saleté urbaine.

Un épi de maïs, une couche usagée, des sachets de thé, une valise, une bouteille de champagne vide… Gare du Nord, devant les yeux ébahis des passants, une quinzaine de volontaires japonais, vêtus d’un dossard vert et de gants jaunes, s’activent, dos courbé, pour traquer le détritus. Tous sont membres de l’association japonaise Green Bird, dont l’objectif ambitieux est de faire reluire les pavés des grandes villes. Armés d’un balai, d’une pelle et d’une pince pour le ramassage, ces petits soldats de la propreté se faufilent entre les promeneurs du dimanche étonnés, parfois un peu gênés. Akel, badaud parisien, observe, ébahi, ce travail de fourmi. « C’est une très belle initiative, reconnaît volontiers le passant. Mais cela fait quand même bizarre que les Japonais de Paris se sentent obliger de faire ce sale boulot ! ».

Difficile de comprendre, en effet, qu’un groupe de Japonais, en majorité des femmes, aiment ainsi à se retrouver, une ou deux fois par mois, autour d’une balayette. Pourtant, pour Osamu Tada, responsable de l’association Green Bird Paris et ingénieur dans une entreprise japonaise, c’est une véritable sortie de famille. Et il ne manque pas d’emmener avec lui ses deux enfants. « Ils sont volontaires, comme moi, assure-t-il entre deux coups de balais. Ca les amuse. Ils font la course, c’est à qui ramassera le plus de déchets ! ». 


Il en faudrait plus !

Ralentie dans sa course par les assauts d’une balayette, une vieille dame lance : « Mais c’est très bien ça, il en faudrait plus ! ». « C’est un commentaire que l’on entend très souvent, commente malicieusement Léo, l’unique Français de l’équipe. Cette dame apprécie, mais comme beaucoup, elle préfère laisser la tâche aux autres ! »

Un garçon de café, les bras croisés, devant sa devanture, observe la petite troupe qui s’efforce tant bien que mal de décoincer les dizaines de mégots encombrant une grille d’aération. Amusé que l’on balaie devant sa porte, il reconnaît : « Ca fait longtemps qu’on demande à la mairie de faire ce boulot, mais les nettoyeurs ne le font jamais. Alors c’est plutôt agréable qu’ils s’en chargent. D’ailleurs, si vous voulez, y a du boulot aussi à l’intérieur ! » plaisante-t-il.

Habitués, les volontaires de l’association Green Bird reçoivent toujours avec le sourire les remarques goguenardes des parisiens. Actifs en France depuis 2007, leur ambition est avant tout pédagogique : « Nous voulons adresser aux gens un message civique très simple : ne pas jeter par terre leurs déchets ou mégots, pour le bien-être de tous, explique Naomi Yamashita, 20 ans, étudiante en kiné. De façon générale, les gens sont curieux, ils se moquent rarement » assure-t-elle.
Mais ce combat pour la propreté est naturellement perdu d’avance. Un éternel recommencement que Léo accepte avec philosophie : « On sait que notre travail ne perdure pas. On fait ça symboliquement, pour la prise de conscience, pour le geste. » Quelques minutes seulement après leur passage, les premières pluies de mégots recommencent à tomber sur les trottoirs parisiens.

source :http://www.aujourdhuilejapon.com

Violences record dans les écoles au Japon

déc 01, 2009 in JAPON

Le Japon est l’un des pays les plus sûrs de la planète, mais ses écoles connaissent de plus en plus de violences, selon un rapport du ministère de l’éducation dévoilé dans la presse nippone. 59 618 cas de violence ont été rapportés par les écoles primaires, collèges et lycées de l’archipel au cours de l’année fiscale 2008. Les cas de violence rapportés au ministère ont augmenté de 75% en 3 ans dans les 39 000 établissements scolaires publics et privés du pays.

Les collèges sont les plus exposés avec 42 754 cas, alors que les lycées en ont relevé 10 380 et les écoles primaires 6484. Les violences entre écoliers comptent pour 54% des cas rapportés au ministère et plus de 10 000 victimes ont dû être traitées à l’hôpital: 26% des victimes de violences entre écoliers et 22% de celles d’actes de violence d’écoliers contre un professeur.

Pour le ministère, le nombre de cas enregistrés connaît une si forte hausse depuis qu’il a appelé les établissements scolaires à faire état de toutes les violences, quel que soit leur degré de gravité. Il souligne toutefois que le nombre d’actes de cas relevés a continué à augmenter entre 2007 et 2008, avec environ 8000 cas supplémentaires en une seule année.
Certains responsables du ministère estiment que cette hausse s’explique par l’incapacité de certains enfants de contrôler leurs émotions et par le manque de communication. « Le vocabulaire des enfants pour exprimer leurs sentiments s’est réduit » estime Toshihiko Miyagawa, qui a appris pendant 35 ans comment s’exprimer par la rédaction, dans les colonnes de l’Asahi Shimbun. « Je pense que leurs émotions et comportements s’exacerbent lorsqu’ils font face à un incident sans pouvoir s’exprimer verbalement » relève-t-elle.

source :http://www.aujourdhuilejapon.com/