Archive for octobre 6th, 2009

 

Y a-t-il un bon restaurant dans cette direction?

oct 06, 2009 in JAPON

Au Japon, il suffira bientôt de regarder l’écran de son téléphone portable pointé en direction d’une rue pour y voir s’afficher l’image du quartier enrichie de petites icônes indiquant les commerces et restaurants, ainsi que leurs horaires, menus et autres informations.

Les deux principaux opérateurs de télécommunications mobiles japonais, NTT Docomo et KDDI, ont lancé quasiment en même temps, à titre expérimental, des services d’informations géolocalisées multimédias, utilisant non seulement la position géographique de l’utilisateur, mais aussi la direction dans laquelle il regarde.

Pour connaître l’orientation du piéton sont combinées différentes données issues des signaux GPS, d’une boussole et d’un accéléromètre.

Le service de NTT Docomo, très visuel, affiche ainsi sur l’écran du mobile, tenu en mains comme un appareil photo numérique, une vue réelle panoramique de l’environnement qui nous fait face.

Sur cette image se superposent alors automatiquement des icônes explicites pour chaque commerce, restaurant et autres lieux remarquables, ainsi que les indications pour s’y rendre.

En cliquant sur ces pictogrammes surgissent des détails tels que l’adresse, le numéro de téléphone, la distance d’accès, les horaires d’ouverture, le menu, les promotions, les films à l’affiche dans le cas d’un cinéma, etc.

L’utilisateur peut préalablement sélectionner les types d’informations qu’il souhaite pour ne pas que son écran soit encombré d’imagettes à chaque rue.

En positionnant le téléphone à l’horizontale, la vue réelle est remplacée par une carte traditionnelle.

Dans les villes japonaises où les rues n’ont pas de nom et où les lieux de restauration, en sous-sol ou en étage, sont souvent invisibles depuis la chaussée, tous les services et moyens qui permettent d’être guidés sont très utilisés.

source : http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon

Grâce à la prévention, le Japon prêt face aux catastrophes naturelles

oct 06, 2009 in JAPON

Comme ses voisins d’Asie du sud-est, le Japon a longtemps déploré des milliers de morts chaque année à cause des séismes et des typhons, mais des constructions solides et l’information du public ont épargné de nombreuses vies humaines depuis 50 ans.

a récurrence des catastrophes, couplée à la certitude de subir un tremblement de terre surpuissant dans les décennies à venir, a poussé l’archipel à investir dans la prévention. « Face aux désastres, le Japon était comme les pays d’Asie du sud-est aujourd’hui », rappelle Toshitaka Katada, professeur au laboratoire de recherche sur les désastres de l’Université de Gunma. « Des milliers de victimes mourraient chaque année jusqu’il y a 50 ans ».

Depuis qu’un typhon a tué plus de 5.000 personnes en 1959, les bilans ont chuté à quelques dizaines de morts pour les calamités les plus graves – à l’exception d’un tremblement de terre qui a tué 6.400 habitants de la région de Kobe (centre-ouest) en 1995. « Le gouvernement a conféré à l’Etat la responsabilité de protéger les citoyens face aux catastrophes », explique M. Katada, qui cite la construction de digues et remblais pour éviter inondations et glissements de terrain. « Les administrations locales sont formées pour émettre des bulletins d’évacuation, offrir de la nourriture et des abris aux sinistrés ».

Près de 800.000 personnes, dont le Premier ministre, ont participé le 1er septembre au grand exercice annuel de prévention, à la date anniversaire du grand tremblement de terre de Tokyo qui avait fait 140.000 morts en 1923.

Entraînés dès l’enfance, les Japonais savent qu’ils doivent couper le gaz et se précipiter sous une table dès les premières secousses. Au cas où ils se retrouveraient prisonniers des décombres, certains achètent des kits de survie pour tenir jusqu’à l’arrivée des secours et les écoliers disposent d’un casque de protection dans leur casier. Les quartiers urbains disposent d’ »aires de rassemblement » pour les habitants au cas où des immeubles menaceraient de s’écrouler – une hypothèse peu probable dans la deuxième économie du monde, réputée pour la sévérité de ses normes de construction.

Au pays de la haute technologie, nombre de Japonais sont prévenus par téléphone portable de l’arrivée imminente d’un séisme, qui entraîne en outre l’arrêt automatique des centrales nucléaires et des trains à grande vitesse.

Lorsque les îles Samoa du Pacifique ont été frappées par un tsunami mardi, les autorités japonaises ont immédiatement prévenu les pêcheurs et fermé les portails de protection des ports. « Le Japon a le système d’alerte le plus évolué du monde, même s’il n’est pas parfait », affirme Hiroshi Inoue, de l’Institut national de recherche pour la prévention des désastres.

La bonne gouvernance du pays est un autre élément: un bâtiment a plus de chance de s’écrouler si les responsables locaux ont triché sur les matériaux de construction pour récupérer de l’argent au passage. Un type de scandale évoqué l’an passé après le séisme du Sichuan en Chine, qui avait entraîné la destruction de nombreuses écoles. Le 10 août, seuls un mort et une centaine de blessés ont été déplorés après un séisme de magnitude 6,4 dans la préfecture de Shizuoka (ouest de Tokyo). M. Inoue, qui a dirigé la mise en place de systèmes d’alerte en Indonésie, estime que l’urgence pour l’Asie du sud-est est d’investir dans des constructions solides, alors que M. Katada prévient qu’avec le réchauffement climatique les catastrophes seront plus nombreuses, rendant la prévention plus impérieuse que jamais.

source : http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon-grace-a-la-prevention-le-japon-pret-face-aux-catastrophes-naturelles-6996.asp?1=1