Archive for juin, 2009

 

Sit-in devant la Diète contre les projets de révision de la loi sur les résidents étrangers au Japon

juin 19, 2009 in JAPON

Les résidents étrangers du Japon ont manifesté devant le parlement japonais pour faire connaître leur mécontentement face aux projets de révision de la loi sur l’immigration au Japon.

Une vingtaine de résidents étrangers accompagnés de nationaux les soutenant, ont manifesté devant la Diète pour protester contre la révision de la loi sur l’enregistrement des résidents étrangers au Japon. Cette réforme, actuellement en délibération à la commission des affaires judiciaires de la chambre des représentants, compliquerait les procédures d’enregistrement et d’accès à la carte de résidents étrangers au Japon selon plusieurs associations japonaises.

Une première assemblée publique s’était déjà tenue dimanche 24 mai afin d’aborder la nouvelle réglementation et les contraintes associées à la délivrance de la nouvelle carte de résidence. Jeudi 28 mai une manifestation s’était également tenue.

La nouvelle réglementation, si elle entre en vigueur, imposera aux résidents étrangers de reporter leur changement d’adresse dans un délai maximum de 14 jours. Ceux qui l’oublieraient s’exposeraient alors à une amende de 200 000 yens (1460 euros). Au-delà de 90 jours leur statut de résident pourrait être révoqué. Caque renouvellement de contrat de travail devra lui aussi être déclaré. Ces procédures administratives inquiètent les résidents étrangers qui craignent que les employeurs hésitent à les embaucher au regard de la lourdeur de ces procédures.

Le dernier roman de Murakami best-seller avant sa sortie au Japon

juin 19, 2009 in JAPON

murakami-sortie

Le dernier roman de l’un des plus grands écrivains japonais contemporains, Haruki Murakami, était déjà devenu un best seller au Japon, avant même sa sortie en librairie.

Plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires de cette mystérieuse nouvelle oeuvre intitulée « 1Q84″, qui peut être lu « 1984″ en japonais, ont déjà été réservés par ses fans, selon l’éditeur et les distributeurs.

Haruki Murakami n’avait pas publié de nouveau roman au Japon depuis cinq ans. Le lancement de cet imposant ouvrage, vendu en deux volumes, n’a cependant été précédé d’aucune campagne de promotion dans les médias.

Le secret le plus total a en outre été conservé sur son contenu, contrairement au bruit qui avait accompagné en 2002 la sortie de « Kafka sur le rivage ». « Après avoir publié Kafka, nous avons reçu beaucoup de commentaires de lecteurs regrettant d’avoir eu connaissance de l’histoire avant d’avoir lu l’ouvrage », a déclaré à l’AFP Akiko Saito, directrice de publication de la maison d’édition Shinchosha. « A ma connaissance, c’est la première fois que nous publions un nouveau roman sans promotion commerciale », a-t-elle ajouté. « Nous constatons un impact sur le marché beaucoup plus important que ce que nous avions imaginé ».

Shinchosha a prévu un premier tirage intégral de 580.000 exemplaires. Le site de ventes en ligne Amazon japonais a déjà reçu plus de 20.000 commandes pour les deux tomes, un record pour un livre signé par un auteur nippon.

Murakami, 60 ans, souvent cité parmi les lauréats possibles du prix Nobel de Littérature, est l’un des écrivains japonais les plus lus. Ses oeuvres, souvent consacrées à l’absurdité du monde moderne et à la solitude, ont été traduites dans une trentaine de langues. Après avoir tenu pendant plusieurs années un bar de jazz à Tokyo, cet écrivain, par ailleurs traducteur de plusieurs auteurs américains, a connu la notoriété et son premier grand succès avec « La ballade de l’impossible », sorti en 1987. Ce roman reste encore aujourd’hui en tête de son palmarès au Japon, avec 9,27 millions d’exemplaires vendus. L’adaptation au cinéma, sous son titre anglais « Norwegian wood », sera réalisée l’an prochain par le cinéaste vietnamien Tran Anh Hung.

source

Le Japon raconté par ses femmes au foyer

juin 19, 2009 in JAPON

femmes-foyer-tokyoLe livre Living Japan, publié en anglais, rassemble 70 essais co-écrits par 50 femmes au foyer japonaises. Il présente les points de vue de ces femmes sur des faits de société et des événements historiques qui constituent un riche témoignage permettant de mieux comprendre la société

Le groupe d’écriture d’Harumi Kimura s’est donné pour mission de rédiger des essais visant à compléter l’opinion des étrangers sur la culture japonaise grâce aux témoignages de femmes au foyer. Si les événements historiques et sociaux se ressentent à la lecture de ces essais ils ne sont pas pour autant au cœur de leur propos. Ces femmes souhaitent laisser une trace de leurs histoires individuelles qui contribue à la littérature contemporaine et révèle la société japonaise.

Ces dernières années, ces femmes au foyer écrivaient pour elles puis, l’idée de toucher un public plus large et étranger, a fini par germer. Dans leurs essais, l’accent est mis sur leurs émotions, plus que sur l’exactitude de leurs propos. Lorsqu’elles abordent les bombardements atomiques d’Hiroshima, elles ne prétendent pas l’expliquer mais transmettre les sentiments qu’éprouvaient leurs parents et la façon dont elles ont grandi avec ces souvenirs.

Certains points sensibles, comme l’égalité des sexes au Japon, sont aussi abordés. Matsumoto fait ainsi part de ses anciennes expériences professionnelles : « à mon époque, les employés de sexe féminin se cantonnaient à faire le thé et à se marier à 25 ans, mais maintenant les entreprises ont des garderies. J’ai écrit mon essai afin de montrer que j’aurais aimé naître à une autre époque ».

Le travail des femmes et leur politisation est encore un sujet tabou au Japon. Aujourd’hui plus de la moitié des Japonaises travaillent mais elles restent parfois stigmatisées. « Shufu ou femme au foyer est presque synonyme de “femme” » déclare Nancy Le Nézet, auteur d’une thèse de philosophie sur la pensée féministe. Cependant, depuis une dizaine d’années les femmes japonaises ont plus de temps pour elles, elles sortent du foyer, ont moins d’enfants et exportent leur culture. Living Japan en est un bon exemple.

Des « centres pour femmes », créés avec l’aide du gouvernement, proposent des cours ou des réunions pour les femmes au foyer. Mais d’un autre côté ces centres culturels peuvent avoir le travers de stigmatiser encore plus les femmes dans un « cocon traditionnel ».

Certaines initiatives les ont mises sur le devant de la scène ces dernières années. Le « seikatsu club », un réseau national de femmes au foyer a été créé pour améliorer la qualité de la nourriture tout en réduisant son coût. Il s’agissait alors de faire des achats groupés avec des coopératives bio sans passer par des intermédiaires.

Par ailleurs, en dépit d’une sous représentation dans les allées du pouvoir, on note une relative montée en puissance des femmes sur le plan politique. Elles ont un accès plus grand aux postes de responsabilités, témoignent d’un intérêt accru pour les fonctions électives et s’engagent plus fermement dans la vie publique au travers de mouvements de citoyens ou de témoignages sur la société japonaise tel qu’il est illustré dans Living Japan.

source : http://www.aujourdhuilejapon.com