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Des moines zen japonais s’apprêtent à sortir de leur sanctuaire pour la 1ère fois pour chanter en France

avr 27, 2009 in JAPON

L’abbaye cistercienne du Thoronet (Var) accueillera cet été un choeur de moines bouddhistes du temple japonais Daitoku-ji qui seront les premiers à sortir de ce sanctuaire zen fermé au monde extérieur depuis sa fondation en 1319, selon les organisateurs.

Le concert est prévu le 25 juillet à l’occasion des Rencontres internationales de musique médiévale du Thoronet. Dans ce lieu à l’acoustique exceptionnelle, les moines seront accompagnés du percussionniste Stomu Yamash’ta qui jouera sur des pierres volcaniques venues spécialement du Japon, explique à l’AFP l’administrateur du festival Daniel Bizien.

« Leur chant est très puissant, très impressionnant », raconte le directeur artistique Dominique Vellard, admis exceptionnellement à des répétitions dans leur sanctuaire près de Kyoto, considéré comme une sorte de conservatoire du
Zen.

« Ce sera une découverte absolue de cette musique: personne n’a jamais pu l’entendre, sauf les initiés », insiste Jacques Kériguy, spécialiste du Japon qui a fondé dans le Var une association d’amitié franco-japonaise, Yamato-kai. Selon M. Kériguy, le révérend Myoho Takada, à la tête depuis quatre ans du Daitoku-ji, a décidé cette ouverture sur l’extérieur pour « rétablir l’authenticité originelle du message du Zen ».

Quatre moines du Daitoku-ji psalmodieront le « shômyô » (déclamation de sutras) de leur temple chef de file de l’école Rinzai, caractérisé par une note tenue à la différence de celui développé par les écoles Tendai et Shingon plus connues en Occident. Une flûte « shakuhachi » les soutiendra ainsi que les sons cristallins des pierres « sanukite » de Stomu, semblables à celles qu’utilisaient les premiers moines bouddhistes avant l’introduction du bronze.

Sept moines du Daitoku-ji reviendront en France du 4 au 12 novembre pour un festival intitulé « Les sens du Zen » à Paris à l’occasion des vingt ans de la fondation franco-japonaise Sasakawa qui finance des programmes culturels et échanges universitaires.

Stomu, 62 ans, a débuté dans la musique classique occidentale, jouant avec l’Orchestre symphonique de Chicago ou le Philharmonique de Berlin, avant de connaître une renommée internationale en se diversifiant vers le rock et la pop. Désigné en 1969 par le magazine américain Times comme « l’homme qui a changé l’image des percussions », il crée le Red Buddha Theater, sensation du Festival d’Avignon en 1972 avec « The Man from the East », puis le groupe Go en 1976. Il
interprète aussi la musique du film « The man who fell to Earth » dans lequel joue David Bowie. En 1978, en quête de spiritualité, il se retire au Japon pour étudier la musique bouddhiste. Grâce au physicien Hitoshi Maeda, il découvre la pierre « sanukite », roche volcanique de la région de Kanayama dans l’île de Shikoku. Depuis plus de vingt ans, il l’étudie et crée des instruments avec ce matériau (gong, xylophone, cloche…). Avec ces instruments-sculptures dont les sons évoquent des chants d’oiseaux ou le vent, il s’est produit dans les temples japonais mais aussi en tournée au Japon avec Mick Jagger, ou encore au Festival d’Edimbourgh, à Stonehenge (sud de l’Angleterre) et à Paris en 2005.

Source :http://www.aujourdhuilejapon.comthoronet

Japanese Tea Ceremony

avr 17, 2009 in JAPON